Disponibile
Cinquant’anni di Humanae vitae
Martin M. Lintner

Cinquant’anni di Humanae vitae

Fine di un conflitto – riscoperta di un messaggio

Prezzo di copertina: Euro 14,00 Prezzo scontato: Euro 13,30
Collana: Giornale di teologia 409
ISBN: 978-88-399-3409-3
Formato: 12,3 x 19,5 cm
Pagine: 176
© 2018

In breve

Riscoprire Humanae vitae significa riscoprire la coscienza morale dei coniugi e riscoprire il significato del sensus fidei del popolo di Dio per il magistero.

Descrizione

A suo tempo, nel 1968, la pubblicazione di Humanae Vitae ha scatenato discussioni e controversie come nessun altro documento pontificio. Le discrepanze sulla valutazione morale dei metodi di regolazione delle nascite continuano tutt’oggi a sussistere – non solo tra coniugi e teologi/teologhe, ma persino tra vescovi e pastori.
Ora, a cinquant’anni di distanza, occorre chiedersi seriamente se il mancato consenso non sia un segnale che induce a un ripensamento dottrinale. Il presente volume, nella traduzione dal tedesco di Antonio Staude, passa in rassegna la genesi e le vicende dell’enciclica. Studia le interferenze avutesi con il vivace dibattito sul matrimonio durante l’ultima sessione del Vaticano II, esamina criticamente la recezione di Gaudium et spes realizzata dalla stessa Humanae vitae, approfondisce altresì la recezione dell’enciclica da parte dei pontefici successivi a Paolo VI. Soprattutto però, coglie la sfida recentemente lanciata da Amoris Laetitia, in cui papa Francesco chiede di riscoprire il messaggio di Humanae vitae.

Recensioni

L’étude de Martin M. Lintner a été publiée pour le 25 juillet 2018, cinquantenaire de la publication d’Humanae Vitae, l’encyclique de Paul VI sur la procréation. Ce document pontifical a longtemps suscité de nombreuses controverses. On sait bien que plusieurs époux et certains théologiens sont convaincus que la décision de Paul VI concernant les méthodes de régulation des naissances était une mauvaise décision. C’est ainsi qu’émerge le doute : si la majorité des croyants n’a toujours pas trouvé de consensus sur cette question, ce n’est pas un signal clair, selon le sensus fidei du peuple de Dieu, dans le sens d’une remise en cause doctrinale. Le « drame » d’Humanae Vitae réside en partie dans le fait qu’immédiatement après sa publication, elle ait été qualifiée d’« encyclique de la pilule » et réduite, par conséquent, à une interdiction des méthodes non naturelles de contrôle des naissances.

Le pape François, à la suite des rapports finaux des synodes des évêques de 2014 et 2015 sur la famille, a écrit en 2016 dans son exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia : « Il faut redécouvrir le message de l’encyclique Humanae Vitae de Paul VI, qui souligne le besoin de respecter la dignité de la personne dans l’évaluation morale des méthodes de régulation des naissances » (no 82).

Ce volume, traduit de l’allemand par Antonio Staude, passe en revue la genèse et les développements de l’encyclique. Il étudie les troubles que suscita le débat animé sur le mariage lors de la dernière session de Vatican II, examine de manière critique comment l’encyclique Humanae Vitae a intégré Gaudium et Spes et se penche également sur la façon dont elle a été reçue par les papes, après Paul VI.

Le texte est divisé en trois parties. La première retrace les différents événements historiques qui ont mené à la publication de ce document magistériel. La deuxième partie relate la réception de l’encyclique en partant des premières réactions et prises de position des trente-huit conférences épiscopales du monde entier, en particulier de celles d’Italie, d’Allemagne, d’Autriche et de Belgique. Il accorde une attention particulière à Jean-Paul II, ferme défenseur du document, qui aurait, selon l’auteur, laissé entendre que le texte manquait de fondement biblique et anthropologique.

Enfin, la troisième partie propose d’abord une réflexion critique sur les formes d’argumentation employées dans Humanae Vitae et par Jean-Paul II, contre la régulation artificielle des naissances : il se demande si elles sont suffisamment convaincantes pour motiver une interdiction catégorique de ces méthodes, pour finalement conclure en saisissant le défi lancé récemment par Amoris laetitia, dans lequel le pontife demande précisément de redécouvrir le message d’Humanae Vitae.


E. Avallone, in Laval théologique et philosophique 3/2022, 512-513

Martin M. Lintner porte une attention particulière à l’histoire de l’encyclique Humanæ vitæ : ses divers moments de rédaction sont mis en évidence de manière synthétique (chap. 1). Elle permet à une nouvelle génération de prendre connaissance des longues réflexions et dispositions prises dans l’Église à ce propos. On tient compte du mémorandum de Cracovie. La publication d’HV est le fruit de débats durs et parfois dramatiques.
La réception du document est difficile (chap .2) : prises de position complexes des 38 conférences épiscopales, commentaires défavorables de nombreux théologiens et mise en question de l’intégration conciliaire (GS 47-52) dans HV. Il est fait état longuement des interprétations des papes ultérieurs : Jean-Paul ii, Benoît xvi et François. L’insistance sur la place de la conscience est déjà notable, mais si elle est incontournable, elle nous situe encore et toujours dans une morale normative. Ne faut-il pas envisager la question de l’indissolubilité des deux significations de l’acte conjugal sous ses aspects anthropologiques, spirituels, et sacramentels ? Ces derniers sont déployés dans l’ample recherche concernant la sexualité dans le plan de Dieu et le symbole du corps, particulièrement chez Jean-Paul ii. Il n’était pas facile de rendre compte de tout cet apport.
La conclusion (chap. 3) nous donne le point de vue détaillé de l’A. Une réflexion critique est opérée concernant HV : les arguments d’autorité utilisés, la forme même des arguments et les motifs contraires à la régulation artificielle des naissances. Par ailleurs, les effets discutables pour la santé de la femme de certaines régulations médicamenteuses ne sont pas indiqués. On retrouve ici les débats et tous les doutes, les précisions et les critiques des premiers commentateurs. Ils nous aident à voir les limites du langage des textes magistériels. Finalement, l’encyclique ne serait-elle pas une décision erronée du magistère que l’Église cherche avec le temps à tempérer et à faire évoluer dans un cadre plus unifié ? Mais l’accent mis sur la conscience individuelle laisse entrevoir les limites de ces commentaires. Car le langage même pour dire la beauté de l’union conjugale a évolué depuis 1968 et la vérité de cette union s’est affermie dans la théologie du corps de Jean-Paul ii.
De plus, il nous semble qu’à force de se fixer sur les méthodes et sur la différence entre « naturel » et « artificiel », on passe à côté de la nouveauté d’HV qui déploie la double signification d’un acte que les époux posent en communion ou non avec Dieu Créateur. En un sens, toutes les méthodes sont « artificielles » car elles font appel à une maîtrise technique de l’homme sur son corps, mais c’est l’essence de cette maîtrise et la manière dont elle se conjoint à la liberté personnelle qui importe à l’amour des époux. Ce ne sont pas les méthodes qui fixent ultimement la moralité de l’acte : elles se conjuguent ou non à l’intention des époux et au langage « objectif » du corps. Se fixer sur la moralité des méthodes, c’est rester dans des débats stériles de méthodes. Redécouvrir le message d’HV comme l’A. le suggère à la suite d’Amoris laetitia, c’est non seulement sortir les consciences de la casuistique du permis et du défendu, mais déployer « le lien intrinsèque entre l’amour conjugal et la génération de la vie » (AL 68). Ce lien dans l’acte conjugal est constitutif de l’amour et de la procréation. Ce qualificatif d’intrinsèque vise un lien substantiel dont il faudrait continuer à approfondir les implications.
A. Mattheeuws, in Nouvelle Revue Théologique 142 (2/2020) 335

«Cinquant'anni dopo Humanae vitae»è il titolo del fascicolo n. 224 che «CredereOggi» ha dedicato alla Lettera enciclica di Paolo VI del 25 luglio 1968. Lì in modo articolato e multidisciplinare abbiamo evidenziato e discusso alcuni punti nevralgici che hanno segnato le contestazioni e le polemiche prima ancora che la recezione dell'enciclica. Chi si accosta oggi a quella vicenda, prima, e ai suoi contenuti, poi, non può che restare stupito: da una parte, per l’atipicità della vicenda che ha caratterizzato l’«enciclica» dalla sua origine fino alla sua recezione; dall'altra, perché non più in possesso delle coordinate almeno culturali per comprenderne appieno il dettato e, in parte, i contenuti.

Sembra essere nata vecchia e tenuta in vita più per accanimento che per un'autonoma «vitalità». Un destino condiviso con altri pronunciamenti magisteriali dei/nei tempi passati, ma qui vuoi per le implicanze morali, vuoi per quelle dottrinali, vuoi per il crocevia di epocali cambiamenti culturali, la questione è rimasta nevralgica. È anche per questo, per questa permanente iperpiressia e afasia sulla questione Humanae vitae che potrebbe essere utile ricalibrare l'intera problematica implicata, sul versante aperto dalla più recente Amoris laetitia (19 marzo 2016) di papa Francesco.

Per essere brevi, è quanto ci suggerisce il prof. M.M. Lintner, teologo morale presso lo Studio teologico accademico di Bressanone, in questo (ennesimo) libro sull'HV. Infatti anche questo è un testo che si dilunga su quell'enciclica proponendoci, in un primo capitolo, un peraltro molto ben riuscito e molto ben documentato «studio storico-genealogico» (pp. 15-87), a cui fa seguito una «breve storia della ricezione», nel capitolo secondo (pp. 89-142). Con una sbrigativaconclusione («Riepilogo e nuovo inizio»), infine (pp. 143-168), il prof. Lintner risponde all'interrogativo implicito che sta all'origine della sua fatica: è possibile superare le tensioni intrinseche all'Humanae vitae? Nel sottotitolo lo dà per certo: «Fine di un conflitto – riscoperta di un messaggio». Se ci può essereun «nuovo inizio» Lintner lo indica tra le pieghe di Amoris laetitia (n. 303) là dove si dà spazio alla coscienza dei fedeli e alla specifica «vocazione» dei coniugi in un confronto serio tra fede e norme morali. Non proprio una risoluzione, che evidentemente, detta così, permane ancora problematica per taluni retroterra etico-teologici, ma certamente una prospettiva che induce a proseguire la ricerca finalmente fìduciosi.


D. Passarin, in CredereOggi 234 (6/2019), 135-136

Associo in questa recensione due testi di autori differenti, ambedue famosi e apprezzati cultori contemporanei di teologia morale e in particolare di morale sessuale, perché di fatto accomunati da una ricorrenza (il 50° anniversario della pubblicazione della enciclica Humanae vitae di papa Paolo VI, firmata dal pontefice il 25 luglio 1968), che intendono ricordare e celebrare, ed entrambi apparsi a distanza di pochi mesi l’uno dall’altro nella ben nota collana di studi teologici «Giornale di Teologia» della editrice Queriniana.

Parto dal volume di Lintner, teologo moralista e docente allo Studio Teologico Accademico di Bressanone, la cui formazione e cultura è però decisamente di area germanofona. Il suo lavoro, suddiviso in due grandi capitoli più una conclusione, ha un taglio principalmente storico-teologico. Nel primo capitolo intende per prima cosa ragguagliare sull’iter che ha storicamente preceduto la redazione dell’enciclica (pp. 19-69), esaminando però non le discussioni tra teologi ante e postconcilio Vaticano II bensì il lavoro svolto da due organismi ecclesiali: 1) la Commissione Pontificia per lo studio della popolazione, della famiglia e della natalità, istituita da papa Giovanni XXIII già nel marzo 1963 e poi confermata e allargata da papa Montini; al termine aggiunge qualcosa anche sui lavori della Commissione episcopale istituita, sempre da Paolo VI, nel marzo 1966 per esaminare il Rapporto conclusivo (più precisamente i 3 rapporti) con cui si erano chiusi i lavori della suddetta Commissione; 2) la Sottocommissione conciliare sul matrimonio e la famiglia, incaricata della redazione della parte della costituzione Gaudium et spes relativa al matrimonio e alla famiglia (nn. 47-52) e le discussioni che anche in tale sede c’erano state circa il problema della regolazione della fertilità, come pure le vicende che avevano caratterizzato gli ultimi giorni di redazione e dibattito conciliare della GS (in particolare i 4 modi, ovvero proposte migliorative, avanzati da papa Paolo VI nella fase finale di stesura dei nn. 47-52).

A completare e impreziosire la panoramica, due brevi ma importanti excursus: il primo (pp. 23-27) sulla antecedente dottrina magisteriale cattolica in materia (a cominciare dall’enciclica Arcanum divinae sapientiae di Leone XIII fino alle allocuzioni pubbliche di Pio XII); il secondo (pp. 45-50) sul «Memorandum di Cracovia» redatto dal vescovo polacco Wojtiła, insieme ad altri teologi, quale contributo ai lavori della Commissione Pontificia di cui era membro.

Nella seconda parte del primo capitolo (pp. 70-87) l’autore si sofferma sulla redazione della enciclica Humanae vitae e ne illustra sinteticamente la struttura e i contenuti. Il secondo capitolo si occupa di altri tre aspetti ugualmente interessanti: 1) l’iniziale reazione alla pubblicazione dell’enciclica, con gli interventi di ben 38 Conferenze episcopali nazionali (però il testo riporta solo qualche stralcio dei documenti dei vescovi italiani, tedeschi e austriaci); 2) la ricezione che in HV si può riscontrare dei nn. 47-52 di GS; 3) la ricezione/rilettura che HV ha ricevuto nei tre pontificati posteriori di Giovanni Paolo II, Benedetto XVI e papa Francesco; circa quest’ultimo, il riferimento, oltre che ad Amoris laetitia, va ai due sinodi sulla famiglia del biennio 2014-2015.

Nella «Conclusione» (pp. 143-168) Lintner traccia un suo bilancio conclusivo e lo fa adoperando espressioni piuttosto forti e radicali, mutuate da altri teologi moralisti tedeschi, in particolare Schockenhoff. Parla, in rapporto alle conclusioni normative di HV, di una «decisione sbagliata» e aggiunge che anche lo sforzo del magistero di Giovanni Paolo II di fornire argomentazioni antropologiche di tipo personalista, in linea con gli orientamenti del Vaticano II, pur apprezzabile, non risulta convincente.

Nell’insieme un testo molto critico, ricco di osservazioni originali ed acute, dove l’autore, non nascondendo il suo rammarico per le decisioni finali del papa ma ancor più per le modalità con cui erano state prese, non ritiene decisivo l’apporto argomentativo wojtiliano e, sul piano etico mette anzi in luce come il magistero di Giovanni Paolo II non tenga sufficientemente conto della complessità del rapporto tra la legge e le situazioni contingenti e molteplici, né dia adeguato rilievo al ruolo della coscienza morale personale in rapporto alla legge.

Differente, e a mio parere più positivo, il secondo testo, quello di Aristide Fumagalli, anche lui docente di Teologia morale alla Facoltà Teologica dell’Italia Settentrionale con sede centrale a Milano. Già la scelta del titolo è significativa: Humanae vitae. Una pietra miliare, giacché, come si legge nell’«Introduzione» che funge anche da «chiave interpretativa» dell’intero volume, tra le due interpretazioni che hanno visto nell’enciclica o una pietra di confine che ha fissato limiti invalicabili o una pietra d’inciampo che ha impedito l’aggiornamento della morale coniugale, l’autore ne privilegia una terza che interpreta appunto la HV come «pietra miliare, il cui significato non è quello di interrompere, opportunamente o indebitamente, il cammino, ma di orientarlo» (p. 5) verso una migliore ricomprensione della dottrina enunciata.

Il volumetto è suddiviso in 10 brevi capitoli, che, senza ora esaminarli singolarmente, percorrono il seguente itinerario: dopo un’iniziale contestualizzazione dell’enciclica nel momento storico della sua redazione, si passa a mostrare come il suo messaggio si inserisca all’interno di una tradizione precedente che già affermava che qualsiasi atto matrimoniale deve rimanere aperto alla vita; messa poi in luce la novità conciliare in relazione al tema matrimonio-famiglia, consistente essenzialmente in una nuova prospettiva improntata al personalismo, si presenta sinteticamente la dottrina della HV e se ne evidenzia il nucleo dottrinale principale: l’affermazione della inscindibile unità dei due significati, unitivo e procreativo, dell’atto coniugale, letta come l’espressione/applicazione dell’ottica personalista alla questione «regolazione delle nascite». I capitoli dal quarto all’ottavo sviluppano e approfondiscono la riflessione su tale doppia significazione dell’atto coniugale: si rileva che, malgrado l’intenzione personalista, HV ancora privilegia la prospettiva giusnaturalistica e biologistica e si ricorda l’integrazione apportata da Giovanni Paolo II col suo magistero sulla corporeità e l’amore coniugale, i possibili conflitti che possono nascere fra i due significati e i rispettivi valori morali e le vie per superarli, e infine il rischio che, nella proposta dei metodi naturali, si privilegi il significato procreativo a spese di quello unitivo. Il nono capitolo riflette sul ruolo del discernimento della coscienza dei coniugi nella scelta dei comportamenti da tenere.

Nell’ultimo capitolo l’autore indica l’attualità del messaggio di HV e in pari tempo la direzione verso cui l’enciclica apre, anche se direttamente non la percorre. Cito due frasi che mi paiono emblematiche: 1) l’annuncio fondamentale dell’enciclica (la pietra miliare del titolo) «è che la fecondità appartiene alla verità dell’amore… [ne è] una dimensione costitutiva e ineliminabile» (p. 99). Ciò la rende a un tempo tradizionale (perché sempre la Chiesa ha insegnato così) e profetica (per i tanti tentativi e modalità odierni di scindere i due significati, per motivi egoistici, eliminandone uno dei due: una unione coniugale senza generazione o una generazione senza unione coniugale); 2) tale pietra miliare «resta come l’ideale pieno della fecondità coniugale», ma «nella concretezza della condizione storica», ossia nelle concrete, mutevoli e talora imprevedibili circostanze della vita, tale ideale a volte «è solo parzialmente e imperfettamente praticabile ed è affidato alla responsabilità dei coniugi». Ciò è quanto insegna l’Amoris laetitia di papa Francesco che «promuove come criterio per vivere l’intera realtà del matrimonio […] il discernimento pastorale che mira all’individuazione hic et nunc della massima fecondità possibile» (p. 100).

Una prospettiva, a mio modo di vedere, positiva e affascinante, che non legge il singolo intervento magisteriale come qualcosa di concluso in sé, ma come parte di un cammino dove, in presenza di situazioni storiche sempre in evoluzione e in contesti storico-culturali molto vari, la Chiesa, intesa nella sua complessità e nell’interazione tra popolo di Dio, magistero e teologia, gradualmente, ma con crescente lucidità, arriva a discernere le vie giuste per dare risposte adeguate, di tempo in tempo, ai profondi interrogativi del cuore umano.


M. Cassani, in Rivista di Teologia dell’Evangelizzazione 46 (2019) 480-483

En su momento, el ano 1968, ahora hace cincuenta años, la publicación de la Humanae Vitae desencadenó controversias y discusiones como ningun otro documento pontificio. La discrepancia sobre la valoración moral de los métodos de regulacion de los nacimientos, control de la natalidad, continua todavía hoy vigente no solo entre los conyugues y los teólogos, sino también entre los obispos y pastores.

El profesor de teologia moral y espiritual, Martin M. Lintner, del Studio Teologico Accademico di Bressanone, se pregunta seriamente si la falta de consenso no nos lleva a un replanteamiento doctrinal. Para conseguir esto el autor hace un estudio historico y genealógico de la Humanae Vitae, publicada el 25 de julio de 1968, recordando que la redaccion de la enciclica se realizó en tiempos del concilio Vaticano II, recogiendo las aportaciones de la "Comision pontificia para el estudio de la población, de la familia y de la natalidad", por la "Subcomision sobre el matrimonio y la familia" y por la "Comisión episcopal" instituida en marzo de 1966 por Pablo VI con la misión de examinar las conclusiones de la Comisión pontificia.

Seguidamente el autor trata de la estructura y contenido de la enciclica, donde Pablo VI en el n. 8 "resalta la dignidad del matrimonio como comunion de personas que se realiza en la reciproca donacion del hombre y la mujer" (pag. 80) y pone el acento sobre el hecho de que "cualquier acto matrimonial debe estar abierto a la transmision de la vida" (n. 11).

Ya en el terreno de las reacciones, el profesor Lintner señala la "influencia determinante de Karol Wojtyla en el Memorandum de Cracovia en la decision de Pablo VI de reconocer validez ética exclusivamente a la regulacion natural de los nacimientos" (pag. 103), siendo así la Humanae Vitae el resultado de un unico teólogo, que la lIevara adelante después como Juan Pablo II. Benedicto XVI no pone tanto el acento en la unidad indisoluble entre sensualidad y procreación y se fija mas en la relación entre amor y sensualidad: "La palabra clave para entrar en coherencia en su contenido es la del amor" (pag. 122). Y el papa Francisco en Amoris laetitia hace referencia a la conciencia de los esposos que debe ser debidamente formada en relación a la transmisión de la vida y la planificacion familiar: "Este juicio en último análisis lo deben formar, delante de Dios, los propios esposos" (pag. 139). Se habla de formar y no de sustituir el juicio de la conciencia por parte de la iglesia.

Finalmente el autor resalta el mérito de la visión integraI del matrimonio, que era el objetivo principal del papa Pablo VI con su enciclica Humane Vitae.


J.L. Vázquez Borau, in Actualidad Bibliografica 2/2018, 226

Il ’68 è stato un anno gravido di cambiamenti, in molti ambiti, dentro e fuori la comunità ecclesiale. Tra i fattori che hanno contribuito a caratterizzarne il profilo, sarebbe impossibile dimenticare la pubblicazione dell’Humanae vitae (infra indicata come HV), ultima enciclica di Paolo VI. Si tratta di un testo che ha segnato profondamente la riflessione del mondo cattolico in questi cinque decenni, sul piano teologico ed etico, così come nel suo impatto pastorale; numerose anche, d’altra parte, le tensioni a esso collegate.

Prezioso in tal senso il piccolo, denso volume di Martin Lintner – appartenente all’ordine dei servi di Maria, docente di Teologia morale presso lo Studio teologico accademico di Bressanone – che ricostruisce la genesi del testo e il dibattito a esso seguito, per giungere a una proposta di ripresa del messaggio di HV, oltre le tensioni. La scrittura agile e discorsiva – ma ben documentata, come attestano le numerose note – consente al lettore di cogliere le coordinate necessarie a comprendere un’area che anche oggi resta problematica. Due le parti in cui è diviso il testo, seguite da una conclusione che esplicita il senso della ricerca di Lintner.

Nella prima parte si ricostruisce il dibattito che ha portato alla stesura e alla pubblicazione della HV, mosso dall’esigenza di offrire indicazioni di fronte a un fenomeno emergente come quello della contraccezione chimica (la “pillola”), ma anche dall’istanza di un profondo ripensamento della considerazione etico-teologica della sessualità. Il lettore viene così introdotto ai lavori dei numerosi soggetti che hanno – più o meno direttamente – contribuito al testo: la Commissione pontificia per lo studio della popolazione, della famiglia e della natalità – istituita da Giovanni XXIII e poi mantenuta e potenziata da Paolo VI (con l’inclusione di laici, comprese coppie di coniugi) – il cui rapporto finale del 1966 orientava a un atteggiamento ampiamente possibilista circa i metodi anticoncezionali diversi da quelli legati all’uso dei periodi non fertili della donna; la sottocommissione conciliare incaricata di elaborare quei materiali sul tema che poi sarebbero confluiti nel I capitolo della II parte della costituzione Gaudium et spes – un testo che disegnerà una comprensione decisamente innovativa della sessualità, ma che non si addentrerà nelle questioni legate alla contraccezione, visto il sopracitato percorso di riflessione già in atto; la Commissione episcopale incaricata nel 1966 da Paolo VI di esaminare i risultati della già citata Commissione pontificia: la sua valutazione sarà positiva, nonostante la tenace resistenza di una vivace minoranza; il gruppo, legato in primo luogo alla riflessione e all’azione del cardinal Wojtyla, cui si deve il Memorandum di Cracovia, inviato a Paolo VI nel 1968, per esprimere un orientamento decisamente diverso.

Evidente la complessità del dibattito, in cui le differenti posizioni di merito rivelavano differenti retroterra etico-teologici, ma anche storie ed esperienze diverse. Comprensibile quindi la delicatezza della posizione di Paolo VI: Lintner segue con puntualità le tappe di un processo decisionale articolato, che giungerà a esprimersi in HV nella scelta di un orientamento contrario rispetto a quello della commissione pontificia e della commissione episcopale. A orientare in tal senso il pontefice, sottolinea il teologo altoatesino, saranno sì fattori teologici – legati anche a un’istanza di continuità rispetto a una tradizione – ma anche fattori di altro tipo, legati a una preoccupata percezione dei rischi di politiche antinataliste che sarebbero state facilitate con la diffusione della contraccezione.

Altrettanto articolata la seconda parte, dedicata alla storia della recezione di HV, con le reazioni dei diversi episcopati nazionali e soprattutto la progressiva evoluzione degli atteggiamenti dei pontefici successivi a Paolo VI: il forte impegno di Giovanni Paolo II, teso a rafforzare le indicazioni di HV con un supporto teologico più consistente; la maggior riservatezza di Benedetto XVI, pur in una sostanziale condivisione di posizioni; la riapertura del dibattito nel corso del pontificato di papa Francesco, in relazione ai due sinodi sulla famiglia e all’esortazione Amoris laetitia. Ne emerge un graduale, faticoso, progressivo spostamento dalla concentrazione sulla rigida dimensione normativa (immoralità dell’uso delle forme di contraccezione “non naturali” in ogni caso e situazione) alla positiva sottolineatura del valore della vita e dell’apertura a essa come vocazione dei coniugi uniti in matrimonio. In quest’ultima direzione guarda anche la conclusione di Lintner: questo è il positivo, fondamentale messaggio da riscoprire – aldilà di un conflitto normativo che ha lacerato il mondo della teologia morale così come le coscienze di molti coniugi credenti.

La brevità di questa esposizione non rende ragione della ricchezza di materiali e di argomentazioni cui introduce il testo di Lintner. Esso è certo importante per un ripensamento competente di uno specifico tema etico-teologico dalla forte rilevanza pastorale, ma anche per la comprensione delle dinamiche che hanno segnato il rapporto magistero-teologia (segnatamente qui teologia morale) nei decenni post-conciliari. Rileggere il passato, specie nelle tensioni che lo hanno caratterizzato, è, in effetti, condizione essenziale per superare – in modo criticamente elaborato – le contraddizioni e le aporie che lo hanno segnato, e poter disegnare nuovi percorsi che siano a un tempo fedeli e liberanti.


S. Morandini, in Studia Patavina 3/2018, 578-580

Non c’è dubbio che la Humanae vitae di papa Paolo VI, pubblicata nel 1968, sia stata tra le encicliche che hanno avuto maggiore eco a livello mondiale. Suscitando da parte di taluni aspre critiche, ma ritenuta, da altri, “profetica”.  A cinquant’anni dalla sua pubblicazione, il professor Martin M. Lintner, religioso dell’Ordine dei Servi di Maria, offre ai lettori un testo molto interessante. L’autore è convinto che etichettare un documento con uno slogan, o fissarlo come espressione di chiusura al mondo, significa sostanzialmente sottrarsi al dialogo e all’approfondimento. 

Con questi convincimenti, pubblica il volume Cinquant’anni di “Humanae Vitae”. Fine di un conflitto, riscoperta di un messaggio (Queriniana, 2018) nell’ambito della collana «Giornale di Teologia» diretta da Rosino Gibellini. Si tratta di un breve testo, densamente avvincente, che ripercorre le vicende della pubblicazione dell’enciclica più sofferta della storia della Chiesa. E lo fa nell’anno della canonizzazione di Paolo VI (al secolo Giovanni Battista Montini), il Pontefice bresciano canonizzato il 14 ottobre 2018 da Papa Francesco. 

Riscoprire il messaggio della Humanae vitae significa superare il pregiudizio e l’etichetta di “enciclica della pillola”, per riscoprire il messaggio più autentico che Paolo VI volle riaffermare in un tempo in cui le spinte progressiste volevano un’apertura magisteriale sul tema della sessualità. 

Una doverosa precisazione storica: la cosiddetta “pillola antibaby” fu sviluppata a partire dal 1951 a Boston dal fisiologo Gregory Pincus e dal ginecologo John Rock, originariamente come rimedio per i dolori mestruali. La stessa fu commercializzata negli USA a partire dal 1960 e, dal 1962, anche in Europa. Questa novità in campo medico cambiò radicalmente i rapporti di coppia, tanto da divenire centrale non solo nei dibattiti medici ma anche in quelli “pastorali”. Per decidere sull’ammissione o meno di questo metodo di regolazione della natalità, Papa Montini pensò di istituire un’apposita commissione, formata non solo da religiosi ma anche da laici e soprattutto da coppie. 

Il risultato non fu scontato, tanto che si formò, fin da subito, un gruppo di maggioranza ed un gruppo di minoranza tra gli stessi teologi. Non solo, le discussioni attorno all’enciclica si estesero a tal punto che arrivarono a toccare questioni riguardanti l’autorità magisteriale del Papa, il carattere vincolante delle dichiarazioni papali, i rapporti tra il Papa e il Collegio Episcopale, la libertà di coscienza, ecc. Il tutto vissuto intensamente da un Pontefice che sopportò il peso della responsabilità che quasi minacciava di schiacciarlo, e della solitudine nella quale aveva dovuto prendere le decisioni. 

Papa Paolo VI, a causa una precedente fuga di notizie, non solo dovette fronteggiare le due correnti (di maggioranza e di minoranza), ma anche una società che nutriva aspettative di cambiamento nei confronti della Chiesa tutta. Insomma, qualsiasi decisione era destinata a scontentare qualcuno. Le reazioni furono rilevanti, come fece notare lo stesso Karol Wojtyla attraverso il famoso “memorandum di Cracovia”. L’allora vescovo ausiliare della città polacca, pur confermando le conclusioni di Paolo VI, rilevò alcune carenze sul piano antropologico. Divenuto Papa, Giovanni Paolo II volle infatti approfondire l’argomento. Specificò che ciò che va salvaguardato è la dignità della persona e non la natura della sessualità. Non solo: nel dibattito sulla Humanae vitae venne precisato, attraverso l’enciclica Veritatis splendor, anche il ruolo della coscienza attraverso un confronto con la Gaudium et spes. Risultato? Una Chiesa che si dimostra in cammino e aperta al dialogo, che approfondisce temi vitali tanto che – come fece notare qualcuno – le riflessioni di natura bioetica ebbero un notevole incentivo dall’enciclica di Montini. 

La lettura del libro di Lintner offre la possibilità di rivivere quei giorni caldi e di ripercorrere da vicino le vicende storiche e umane che caratterizzarono la pubblicazione dell’enciclica. Il racconto di tali vicende potrebbe sembrare la trama di un film (e non è detto che qualcuno non progetti di farlo), tanto complesso e articolato si presenta. Ma si tratta di avvenimenti assolutamente reali. 

Un testo, caratterizzato da competenza e rigore scientifico, consigliato a chiunque sia interessato a rivivere il cammino di approfondimento e consapevolezza della Chiesa su una tematica più che mai attuale.


D. De Angelis, in FrammentidiPace.it 19 novembre 2018

Da leggere assieme al testo di G. Marengo sulla storia della genesi dell’enciclica più disobbedita della storia della Chiesa (cf. Regnoatt. 18,2018,543), il vol. si struttura in tre parti. La I tratta della nascita dell’enciclica; la II ne descrive la recezione sotto due aspetti: da un lato come l’Humanae vitae stessa abbia recepito il Concilio e in particolare la Gaudium et spes; dall’altro tra i singoli vescovi, gli episcopati e i tre successivi pontefici Giovanni Paolo II, Benedetto XVI e Francesco. La III, a partire anche dai due Sinodi sulla famiglia e dal magistero di Amoris laetitia, propone la riscoperta del messaggio centrale di Humanae vitae per approdare a un ripensamento dottrinale che, tra le altre cose, rimetta al centro il giudizio di coscienza dei fedeli laici sposati.
M.E. Gandolfi, in Il Regno Attualità 20/2018, 608

A cinquant’anni dalla pubblicazione della Humanae vitae, l’enciclica di Paolo VI sulla procreazione, il teologo Martin M. Lintner, docente presso lo Studio Teologico Accademico di Bressanone, propone una minuziosa ricostruzione storica delle riflessioni che condussero alla redazione finale, scandendole nelle diverse fasi genetiche. Si inizia con la Commissione pontificia per lo studio della popolazione, famiglia e natalità, che venne istituita da Giovanni XXIII nel 1963 (poi allargata nel ’64 a tre coppie di coniugi e cinque donne). Si prosegue con la complessa vicenda della nuova Commissione di vescovi, nominata da Paolo VI nel 1966 e incaricata di esaminare la relazione finale della Commissione pontificia, cui si era aggiunto un Rapporto da parte della minoranza. Anche la Commissione episcopale espresse pareri divergenti, che Paolo VI ricevette, ma sui quali non si pronunciò. Vengono infine delineate le intense discussioni in seno al Concilio Vaticano II (cfr Gaudium et spes, nn. 47-52), che superò sia la visione funzionalistica e biologistica della sessualità, sia la nozione di matrimonio come contratto, parlando di comunità d’amore personale tra uomo e donna, il cui donarsi reciproco pervade tutta quanta la loro vita. L’A. tratta quindi della redazione e della pubblicazione dell’Humanae vitae, «frutto di un dibattersi duro e drammatico, alla ricerca delle giuste soluzioni per questioni così delicate» (p. 86).

Il testo di Lintner analizza inoltre i momenti più significativi della controversa ricezione di un pronunciamento magisteriale, identificato troppo spesso e semplicisticamente con la condanna della contraccezione artificiale (la cosiddetta «enciclica della pillola»). Il lavoro di assimilazione del solenne messaggio coinvolse voci successive: anzitutto, la lettura personalistica di Giovanni Paolo II, che aveva esercitato un ruolo molto attivo, da teologo e cardinale (anche attraverso il Memorandum di Cracovia, fatto pervenire a Paolo VI nel 1968), e che, pur sostenendo fermamente l’enciclica, cercò di integrarne i fondamenti biblico-antropologici; i prudenti riferimenti di Benedetto XVI a un testo autorevole e assieme «difficile» (p. 118); le relazioni finali dei Sinodi dei vescovi del 2014 e 2015; e infine l’invito di papa Francesco – contenuto nell’esortazione apostolica post-sinodale Amoris laetitia (2016) – a riscoprire il messaggio dell’enciclica, che sottolinea il bisogno di rispettare la dignità della persona nella valutazione morale dei metodi di regolazione della natalità.

La costante apertura generativa della vita sponsale, la responsabilità parentale, la consapevolezza che non ogni atto coniugale può generare una nuova vita, la valorizzazione della coscienza della coppia in merito alle proprie condizioni, ai sentimenti e alle concrete problematiche esistenziali costituiscono i criteri per un valido discernimento etico. Papa Francesco non manca di incoraggiare il ricorso a metodi basati sui ritmi naturali di fecondità, di cui ricorda gli effetti positivi sui coniugi e su tutta la società. Nelle moderne società del benessere la sessualità non deve venire mercificata, né il corpo può essere oggettivato quale substrato materiale di ricerche biomediche o di sperimentazioni tecniche.

Poi l’A. riassume ed esamina le forme argomentative adottate nella strutturazione logica dell’enciclica: il riferimento alla tradizione e all’autorità; la tesi giusnaturalistica dell’unità di amore e procreazione nell’atto sessuale; l’interpretazione di tale atto quale espressione di dedizione reciproca dei partner e quale simbolo di apertura alla vita nascente; l’assioma scolastico della sovranità di Dio sulla vita dell’uomo, e quindi del dovere di conformarsi alla volontà del Creatore. Per quanto preziosi e meditati fossero quegli strumenti concettuali, essi – a giudizio di vari commentatori – si adattarono faticosamente alla novità delle questioni tecniche e al fermento teorico che animava il dibattito teologico e che determinò negli anni Settanta il sorgere persino di una disciplina specifica, la bioetica.

Riprendendo il pensiero del teologo E. Schockenhoff, Lintner ritiene legittimo domandarsi se l’insegnamento ecclesiale potrebbe svilupparsi verso una posizione per cui il matrimonio come tale – e non necessariamente ogni singolo atto coniugale – debba essere aperto alla generazione dei figli (cfr p. 148). Nel contempo sarebbe da rafforzare tanto l’immagine conciliare della coscienza come voce (e quindi luogo di dialogo tra uomo e Dio) che chiama incondizionatamente ad amare, quanto la responsabilità decisionale dei coniugi, rettamente formati e consigliati, quali cooperatori del Dio creatore e redentore.

Riscoprire l’annuncio custodito nell’Humanae vitae – come recita il sottotitolo del libro di Lintner – significa proseguire uno studio critico dei rapporti tra norma e libertà, tra potenzialità biologiche, novità tecniche e vissuti coscienziali. Significa altresì cercare un linguaggio nuovo, che parli della bellezza del diventare madre o padre e che consenta, all’interno delle comunità cristiane, un’educazione permanente all’amore coniugale. La saggezza del discernimento si avvarrà di una paziente ermeneutica del desiderio dei fedeli, nell’ascolto della loro meditate motivazioni decisionali, attraverso cioè la mediazione pratica, culturale e storica delle valutazioni etiche e delle formulazioni dottrinali.


P. Cattorini, in La Civiltà Cattolica 4038 (15 set/6 ott 2018) 534-536

Che cosa resta oggi, a 50 anni esatti dall’Humanae vitae? Cosa resta delle accese polemiche sviluppatesi all’indomani in merito al testo di Paolo VI? Si può affermare che questo anniversario, come già accaduto con i lavori dei due Sinodi sulla famiglia e soprattutto con la pubblicazione dell’esortazione apostolica post sinodale, rappresenti davvero la «fine di un conflitto»? C’è chi risponde in maniera affermativa come nel caso di Martin M. Lintner nel suo ultimo testo dal titolo Cinquant’anni di Humanae vitae. Fine di un conflitto. Riscoperta di un messaggio dedicato ad una lettura dell’enciclica con il sentire di oggi.   

Già autore di La riscoperta dell’eros (Edb 2015) dove esaminava il tema della sessualità e delle relazioni umane nella Chiesa, il teologo sudtirolese, religioso dell’Ordine dei Servi di Maria, docente a Bressanone e a Innsbruck, cui molti riconoscono la capacità di ascolto dei vissuti delle persone, è noto per una teologia tutt’altro che astratta e formulata a tavolino: da una parte l’indicazione chiara di una via da percorrere, ma nel contempo la ferma determinazione di andare alla scoperta di quello che considera il (tanto) bene esistente nel riconoscimento dell’impegno di ciascuno.  

Una sintonia ideale con la Amoris laetitia di Papa Bergoglio che per Lintner costituisce un autentico «punto di non ritorno» ed è proprio alla luce dell’esortazione apostolica post sinodale che suggerisce una rilettura dell’enciclica Humanae vitae: l’unica via percorribile per comprenderne il messaggio originario. Non ha vissuto in prima persona i dibattiti dei tempi della pubblicazione – lui che si definisce «più giovane di Humanae vitae» essendo nato nel 1972 - ma non sembrano questi l’oggetto del suo interesse, se non a scopo didattico per delinearne la genealogia e le alterne vicende che hanno condotto al documento che, scrive, «a tratti rammentano la trama di un giallo».  

La lettura del testo racconta piuttosto di un tentativo (riuscito) di affrontare le questioni più controverse in modo tutt’altro che polemico, mantenendosi per quanto possibile all’oggettività delle affermazioni e dei fatti. In particolare la storia della ricezione dell’Humanae vitae, a partire dalle prime reazioni e prese di posizione delle 38 conferenze episcopali mondiali e dal deciso sostegno di Giovanni Paolo II fino alla constatazione del “sentimento di insoddisfazione” che la pubblicazione del testo aveva suscitato nel teologo Ratzinger confermata nella totale riservatezza circa la dottrina normativa dell’enciclica emersa nel corso del suo mandato alla guida della Congregazione per la Dottrina della fede. 

In quest’ottica di approccio “sereno” e non pregiudiziale colpisce soprattutto la volontà di ampliare l’orizzonte – ben al di là della mera regolazione delle nascite - per recuperare l’autentico messaggio di Humanae vitae in linea con l’esplicito invito di Papa Francesco (AL 82). Uno studio storico-genealogico dell’enciclica (ricco di particolari decisivi per una comprensione del dibattito immediatamente successivo) si conclude con l’affermazione che si tratti di «un punto di svolta e non solo nel pontificato di Paolo VI». Un’attenzione particolare viene infatti dedicata prima al ruolo determinante dell’allora arcivescovo di Cracovia Karol Wojtyla e al famoso Memorandum (dimostra però come non azzeccata l’ipotesi che ne sia stato il ghostwriter), e quindi alle consultazioni sullo “Schema XIII” che confluirono nella Costituzione pastorale Gaudium et spes con l’aggiunta del capitolo “La dignità del matrimonio e della famiglia e sua valorizzazione” (nn. 47-52).  

Pur non rientrando nella preparazione di Humanae vitae, per Lintner queste esercitarono un effetto decisivo ai fini di «una nuova visione del matrimonio e del superamento della dottrina tradizionale sui fini del matrimonio»: matrimonio comunione di vita e d’amore (oltre il “contratto” che stava alla base del CJC 1917) che attribuisce all’amore coniugale una dignità propria che supera lo scopo generativo. Nonostante tutto, sottolinea come non si possa dimenticare che il Concilio aveva tenuta aperta la questione cruciale della valutazione etica dei nuovi metodi per la regolazione delle nascite optando per una sospensione decisionale. 

La lettura, quasi didascalica, che segue del testo dell’enciclica contribuisce ad illustrarne i concetti salienti: la totalità dell’amore umano, la paternità responsabile, il rispetto della regolazione della natalità eticamente ordinata. Tra le righe, Lintner nota infatti la preoccupazione per il problema demografico a livello mondiale e, in parallelo, l’ansia per il rischio di un aumento del ricorso all’aborto come mezzo di pianificazione familiare, e non ultima una diminuzione della dignità della donna. 

Degna d’interesse, e per certi versi forse meno conosciuta, la «breve storia della ricezione di Humanae vitae»: è innegabile, come a fronte dei lodevoli tentativi di alcuni teologi e cardinali – Marie Rosaire Gagnebet, Perice Felici, Edouard Hamel - di preparare il terreno ad una ricezione positiva, il polverone di critiche che si era sollevato (in particolare per la condanna dei metodi contraccettivi non naturali) impedì una lettura consapevole delle dichiarazioni delle diverse conferenze episcopali. Per fare un esempio, si cita quella italiana che invita a misericordia e bontà, distinguendo tra situazioni differenti e sottolineando per i coniugi la «difficoltà a volte molto seria in cui si trovano, di conciliare le esigenze della paternità responsabile con quelle del loro amore reciproco».  

Più espliciti riguardo al giudizio di coscienza le Conferenze episcopali tedesca e austriaca che raccomandano ai coniugi «un coscienzioso esame» e ai sacerdoti di «tener conto della scelta di coscienza responsabile dei fedeli» (i vescovi d’Austria, come anche quelli belgi, sottolineano esplicitamente che «nell’enciclica non è presente un giudizio di fede infallibile» perché «il giudizio sull’opportunità di trasmettere una nuova vita appartiene in ultima istanza agli sposi stessi, che devono decidere dinanzi a Dio»), pur senza dichiararsi verso una generale liceità di ogni mezzo.  

Viene anche evidenziata la delusione di numerosi partecipanti al Concilio quando nel testo dell’enciclica le nove citazioni dalla Gaudium et spes (il documento più citato) venivano inserite nel contesto di una tradizione ininterrotta sul matrimonio e la famiglia e non piuttosto come una ben più sostanziale evoluzione dell’insegnamento della Chiesa. «Forse – commenta Lintner – la ricezione unilaterale di Gaudium et spes 48-52 nella Humanae vitae costituisce una delle ragioni per le numerose controversie a tutt’oggi aperte sull’enciclica di Paolo VI»: come dire che la dimensione e profondità degli enunciati di Gaudium et spes siano sì confluiti in essa, ma, inspiegabilmente, senza influenzarla più di tanto. 

Serrata l’analisi delle motivazioni a sostegno del rifiuto di ogni forma di controllo delle nascite addotte da Giovanni Paolo II fino al suo discorso ai partecipanti al Congresso internazionale di teologia morale del 1988 (dove il cardinale Caffarra espresse l’opinione secondo cui «l’intenzionalità che sottende la contraccezione artificiale sarebbe paragonabile all’atteggiamento di un assassino»). «Non si tratta di una dottrina inventata dall’uomo: essa è stata inscritta dalla mano creatrice di Dio» diceva in quell’occasione il Pontefice parlando in caso contrario di vanificazione della croce di Cristo e di una sbagliata concezione della coscienza: «L’insegnamento della Humanae vitae viene qui elevato espressamente al piano di etica rivelata», commenta Lintner che trova una conferma successiva nell’argomentazione della Veritatis splendor e ricorda altresì come nel corso del suo lungo pontificato l’incondizionato consenso all’Humanae vitae abbia rappresentato uno dei criteri decisivi per la nomina dei vescovi e l’autorizzazione all’insegnamento. 

Diverso l’approccio di Ratzinger che non ha mai dedicato particolari attenzioni al tema specifico se non nel capitolo IV della Donum vitae (al contrario della questione circa i divorziati risposati): «Non è la stessa cosa per una persona chiedersi se il proprio agire corrisponda alla categoria di ciò che è naturale o chiedersi se corrisponda alla responsabilità di fronte alle persone alle quali è stata unita dal vincolo del matrimonio, e se corrisponda alla responsabilità di fronte alla parola di Dio». Da una parte la coincidenza riguardo alla validità del contenuto normativo, dall’altra un’innegabile differenza di linguaggio e «la mancanza in Benedetto XVI del rigore normativo e pastorale». 

Arrivando all’oggi, già dal questionario preparatorio al Sinodo straordinario tutto appare ricondotto in un alveo più comprensibile alle coppie: dalla formula «sorprendente aperta» della Relazione finale fino all’invito a concentrarsi sul messaggio più che sulla dottrina o la norma che trova il suo culmine nell’esortazione post sinodale. Oggi, conclude il teologo sudtirolese, «non si parla più della “valutazione morale dei metodi di regolazione della natalità”, quanto piuttosto della “bellezza e dignità del diventare madre o padre”, nonché della “ecologia umana del generare”». Non essendo di fatto più ribadita espressamente la distinzione tra metodi naturali e artificiali di regolazione delle nascite - una distinzione che non solo molti teologi, ma anche i fedeli considerano davvero problematica - questi diventano i soli criteri per una valutazione etica. 

La problematica fra norma e coscienza trova argomentazioni definitive sia nella Relazione finale al Sinodo 2015 che nel testo di Amoris laetitia (82 e 222) dove Lintner riconosce che «la concezione della coscienza riveste un’importanza decisiva». Riguardo alla questione della trasmissione della vita e della pianificazione familiare Papa Francesco scrive: «Questo giudizio in ultima analisi lo devono formulare, davanti a Dio, gli sposi stessi» (AL 222). «Una visione antropologicamente densa e aperta della coscienza morale, dopo che questa era stata un po’ retrocessa in seconda linea in altri documenti del magistero» è la citazione dal collega Antonio Autiero già docente a Münster e direttore del Centro per le Scienze Religiose FBK di Trento. Pace fatta dopo 50 anni? Per Lintner sembrerebbe proprio di sì.


M.T. Pontara Pederiva, in VaticanInsider.it 25 luglio 2018

Tra i tanti saggi pubblicati in questi mesi in occasione del cinquantesimo anniversario di Humanae vitae, a testimonianza di un interesse che, nel bene o nel male, non sembra intaccato dal trascorrere del tempo, due soprattutto meritano di essere segnalati. Il primo, L’ultima enciclica di Paolo VI. Una rilettura dell'Humanae vitae (Edb, pagine 287, euro 25) è stato scritto da Renzo Gerardi, docente di teologia morale speciale alla Lateranense. Il secondo, Cinquant'anni di Humanae vitae. Fine di un conflitto - riscoperta di un messaggio (Queriniana, pagine 170, euro 14), si deve alla penna di Martin M. Iintner, teologo morale allo Studio teologico accademico di Bressanone. Il testo di Gerardi punta innanzi tutto a inquadrare l'enciclica di Paolo VI nella complessità del dibattito socio-culturale degli anni Sessanta. Si tratta di un documento che va ben oltre la questione della sessualità e del controllo delle nascite. […] Le riflessioni dell'autore affiancano una nuova traduzione dal testo latino.
Più critica l'analisi di Lintner che rilegge il documento di Paolo VI alla luce di Amoris laetitia. «Sarebbe superfluo - scrive il teologo – indicare espressamente la grande perdita di fiducia da parte di molti fedeli nei confronti del magistero della Chiesa su questioni come la sessualità, il matrimonio e la famiglia». A parere di Lintner, la Chiesa «deve prendere sul serio il giudizio di coscienza dei fedeli e coinvolgere le loro riflessioni come possibile fonte della conoscenza morale, e precisamente dei fedeli che - in seguito a un accurato esame alla luce della fede e dopo un confronto serio sia, da un lato, con le norme morali e con l’insegnamento della Chiesa, sia anche, dall'altro, con le sfide specifiche di una situazione e le sue possibilità concrete – sono arrivati a una decisione». Che è proprio quanto sottolinea il n.303 di Amoris laetitia.


L. Moia, in Avvenire 11 luglio 2018

Il 25 luglio 2018 ricorre il cinquantenario della pubblicazione della Humanae vitae, lettera enciclica di Papa Paolo VI sulla procreazione, che fu battezzata come «l'enciclica della pillola», ridotta così superficialmente all'aspetto del divieto dei metodi non naturali nel controllo delle nascite.

A 50 anni dalla sua emanazione, questa enciclica continua a suscitare perplessità, interesse e dibattito. Lo stesso papa Francesco, nell'esortazione apostolica postsinodale Amoris laetitia deI 2016,invitava alla riscoperta del messaggio della Humanae vitae di Paolo VI, in quanto sottolinea il bisogno di rispettare la dignità della persona nella valutazione morale dei metodi di regolazione della natalità (cf. AL 82).

Il libro di Martin Lintner, Cinquant’anni di Humanae vitae. Fine di un conflitto – riscoperta di un messaggio, cerca di cogliere e di attualizzare il messaggio della HV offrendo una riflessione in tre parti.

Nella prima parte vengono ripercorse le vicende storiche che hanno portato alla stesura del documento magisteriale di Paolo VI. La ricostruzione dell'A. evidenzia la disputa animatissima che imperversò sulla eventuale rielaborazione della dottrina matrimoniale della Casti connubii (1931)di Pio XII. La maggioranza della commissione di studi come anche la commissione di vescovi incaricata di esaminare la relazione finale della commissione di studi pontificia avevano raccomandato al papa di lasciare la questione dei metodi di controllo delle nascite alla coscienza dei coniugi. Il papa, invece, ha adottato il parere del gruppo minoritario.

Durante la presentazione ufficiale dell'enciclica, il 29 luglio 1968, fu il papa stesso a prevedereche la sua decisione in merito alla questione del controllo della natalità non sarebbe stata accolta da tutti, sottolineando inoltre come l'enciclica facesse parte del cosiddetto «magistero autentico», e pertanto, sebbene i fedeli fossero tenuti a riservarle piena lealtà e un'approvazione interiore non soltanto esteriore, essa non rappresentasse «nessuna affermazione infallibile di carattere vincolante».

Facendosi interprete degli intenti dell'enciclica, l'allora arcivescovo di Cracovia Karol Wojtyla scrisse: «Non v'èalcun dubbio che la Chiesa si opponga alla contraccezione proprio per riguardo alla dignità della persona umana, esprimendo la paura giustificata che la contraccezione provochi il pericolo di una riduzione di quell'atto profondo e interpersonale che è il matrimonio ad un piacere puramente sessuale. La contraccezione porta in sé il reale pericolo della falsità, della perdita di verità interiore della convivenzaconiugale, che deriva dal fatto che il matrimonio rappresenta una vera unione di uomo e donna in quanto persone che nel loro spazio si donano e si accettano mutuamente. Questo reciproco donarsi e accettarsi, che costituisce l'unione di due persone, deve necessariamente essere personale e devedare espressione alle persone e garantire il loro valore, cioè la loro dignità, anche - e soprattutto - nell'atto intimo dell'unione coniugale tra uomo e donna».

Sempre la prima parte del libro di Lintner - oltre al già accennato riassunto delle fasi di redazione del documento e delle accese contrapposizioni che hanno contribuito alla configurazione finale del testo - presenta un sunto dell'enciclica di Paolo VI.

Se la prima parte è dedicata alla genesi della HV, la seconda parte del volume esamina la ricezione dell'enciclica di Paolo VI, cominciando dalle prime reazioni e prese di posizione delle 38 conferenze episcopali mondiali, con particolare attenzione per quella italiana, tedesca, austriaca e belga, fino alla recente Amoris laetitia. Un'attenzione particolare è dedicata alla storia della ricezione dell’enciclica da parte di Giovanni Paolo II, quale fermo sostenitore ed interprete delle sue tesi, il quale nondimeno aveva anche lasciato intuire che a suo parere il testo mancasse di un fondamento biblico e antropologico.

La seconda parte del volumeillustra inoltre in modo dettagliato l'atteggiamento dei due sinodi dei Vescovi del 2014 e del 2015 nei confronti dell'enciclica di Paolo VI. Tornando però indietro alle prime reazioni, e nel clima del generale ossequio delle conferenze episcopale, appaiono delle divergenze non indifferenti. Così, ad esempio, Lintner evidenzia come la Conferenza Episcopale Italiana abbia dedicato un documento nel quale sottolinea il doveredel clero cattolico di «presentare senza ambiguità» il magistero pontificio mentre le Conferenze Episcopali Tedesca e Austriaca, pur sottolineando ed elogiando l'alto valore del matrimonio riaffermato da Paolo VI, abbiano sottolineato anche la possibilità di un giudizio di coscienza dei coniugi, divergente dal magistero della Chiesa ricordando che nell'enciclica non è presente un giudizio di fede infallibile.

Oltre naturalmente alla parte dedicata al magistero di Giovanni Paolo Il in grande conformità a quello di Paolo VI, è interessante la presentazione della ricezione del documento da parte di Joseph Ratzinger. Lo stesso papa Benedetto XVI, nel libro intervista con Peter Seewald, Ultime conversazioni ricorda in un'ottica retrospettiva la difficoltà che vissedinanzi al documento papale: «Nella mia situazione, nel contesto del pensiero teologico di allora, Humanae vitae eraun testo difficile. Era chiaro che ciò che dicevaera valido nella sostanza, ma il modo in cui veniva argomentato per noi allora, anche per me, non era soddisfacente. lo cercavoun approccio antropologico più ampio. E in effetti, papa Giovanni Paolo Il ha poi integrato il taglio giusnaturalistico dell'enciclica con una visione personalistica». La visione di Benedetto XVI evidenzia come il problema etico non deve verteresolo «intorno al pensiero di ciò che è secondo natura, ma condurre piuttosto alla questione su come la coscienza possa entrare in funzione, dato che la questione propriamente etica è quella della responsabilità» (120).

Lintner sottolinea la «nobile riservatezza» sulla questione della regolazione delle nascite di Joseph Ratzinger conservata anche come papa. Questo silenzio, però, non vainterpretato come superamento della Humanae vitae, ma come accentuazione del suo voltopiù bello, quello personalistico. Benedetto XVI afferma in un messaggio rivolto al congresso internazionale della Humanae vitae del 2008 che «la possibilità di procreare una nuova vita umana è inclusa nell’integrale donazione dei coniugi. Se, infatti, ogni forma d'amore tende a diffondere la pienezza di cui vive, l'amore coniugale ha un modo proprio di comunicarsi».

La terza parte del volume,invece, avvia una riflessione critica sugli argomenti portati avanti da Paolo VI contro la regolazione artificiale delle nascite. L’A. riassume le tesi avanzate da Paolo VI evidenziando il loro fondamento e dialoga con varie prospettive teologiche per guardare alla HV conocchi non solo critici ma anche capaci di cogliere gli aspetti che devonoancora proseguire la loro maturazione. Ad esempio, dialogando con Schockenhoff, l'A. si pone la problematica se è legittimo valutare uno sviluppo versouna soluzione per cui «il matrimonio come tale deveessere aperto alla generazione dei figli, non però il singolo atto coniugale» (p. 148).

Questa parte conclusiva del libro piuttosto di proporsi come dogmatica, si potrebbe definire come maieutica, ovvero invitante a una riflessione approfondita e senza pregiudizi sulle sfide poste dall'enciclica di Paolo VI, sia per chi condivide la linea del papa sia per chi ha le sue perplessità.


R. Cheaib, in Theologhia.com luglio 2018

Consigliati